MorituriArène de Vallis Ferri

La Gazette de Vallis Ferri

Le courrier du tour 3 est ouvert : lire les messages des écuries avant les combats (7 pour l'instant).

Tour 2 · mardi 27 octobre

Les combats

défi Nyx (Les Lames de Lutèce) contre Eburos (Les Loups de Suburra)

Nyx Eburos

Nyx, gladiatrice des Lames de Lutèce, entre dans l'arène en Chasseresse, dans une panoplie du Coureur de seconde main, ébréchée et râpée de la tête aux pieds. Son glaive a connu trop de batailles. Face à elle, Eburos des Loups de Suburra avance dans le style du Tourbillon, glaive usé, calotte de cuir. Un défi lancé, un défi accepté.

Minute 1. Le premier échange part vite. Nyx frappe le torse d'Eburos, un coup sérieux qui le fait reculer d'un pas. Un vendeur de dattes crie son prix, sans que personne ne l'écoute.

Minute 2. Eburos riposte et atteint le bras de Nyx ; elle serre les dents, le souffle court. Elle répond aussitôt par le torse d'Eburos. Derrière nous, un enfant hurle son nom.

Minute 3. Eburos frappe encore le bras de Nyx. Puis elle frappe le torse d'Eburos d'un coup terrible : la lame s'enfonce, le sang gicle sur le sable brûlant et éclabousse le premier rang. Les gradins vibrent sous nos pieds.

Minute 4. Nyx change de manière de combattre, plus basse, plus vive. Eburos s'obstine dans son tourbillon, sans s'adapter, et une touche lui entame la jambe. Puis Nyx frappe le torse une dernière fois : le sang jaillit, Eburos tombe lourdement sur le dos et reste immobile. Assommé, il est emporté par les esclaves de l'arène ; il reprendra ses esprits.

Citoyens de Vallis Ferri, la victoire revient à Nyx ! Les Lames de Lutèce ont une gladiatrice de plus à acclamer.

Nyx bat Eburos — KO, minute 4

défi Tiberon (Les Lames de Lutèce) contre Octavia (La Lanterne de Vesta)

Tiberon Octavia

Du bord de la barrière, mes mains sont posées sur le bois chaud, comme chaque samedi depuis trente ans. Tiberon, du Taureau, a lancé le défi, et Octavia, de La Lanterne de Vesta, l'a accepté. Tiberon porte un glaive ébréché et râpé, une calotte de cuir usée jusqu'à la trame, et sa panoplie du Coureur, aussi râpée que ses sandales. Octavia, qui entre en Chasseresse, n'a qu'un trident, un filet, une calotte de cuir et des sandales cloutées. C'est son premier combat, et ses doigts tremblent sur le manche.

Minutes 1 à 2. Le sable brûle sous les pieds, la poussière monte et colle à la gorge. Octavia tourne autour de Tiberon, le filet traîne derrière elle, et elle s'empêtre une fois dans sa propre corde. Les gradins rient, et Tiberon attend, immobile comme un mur.

Minute 3. Elle lance le filet, il se dérobe, et le trident part trop haut. Puis elle frappe d'un revers maladroit mais rageur, et atteint Tiberon à la tête. Un bruit sourd fait tourner la tête du Taureau, qui recule d'un pas, sonné.

Minute 4. Tiberon ne charge plus. Il abaisse son glaive, change de manière, et pousse. Octavia change aussi : elle bondit de côté, feinte, et plante la pointe du trident dans son torse. Le cuir cède sous la pointe, et Tiberon grimace.

Minute 5. Il encaisse, serre les dents, et contre-attaque. Son glaive frappe le torse d'Octavia avec une violence qui la plie en deux. Elle tombe à genoux, la respiration arrachée.

Minute 6. Elle tente de se relever, le trident tremblant, et Tiberon frappe une dernière fois, de plein fouet, au torse. Le plastron s'ouvre, le sang jaillit sur le sable chaud. Octavia s'effondre et ne bouge plus. Des esclaves de l'arène accourent et l'emportent sur une civière de toile. Elle respire encore, sonnée, et la foule hurle son nom.

Tiberon, du Taureau, quitte l'arène debout, le glaive levé, vainqueur. Octavia reprendra ses esprits ce soir. Je retourne à mon banc, la gorge sèche, en me disant qu'elle reviendra.

Tiberon bat Octavia — KO, minute 6

défi Aelia (Les Lames de Lutèce) contre Valeria (Les Loups de Suburra)

Aelia Valeria

Ce samedi, Aelia a lancé le défi, et Valeria l'a accepté sans un mot de trop.

Citoyens de Vallis Ferri, voici les deux combattantes ! D'un côté, Aelia, gladiatrice des Lames de Lutèce, style La Bretteuse : son glaive de seconde main est ébréché et râpé comme une vieille scie, et sa calotte de cuir, son plastron bouilli et ses sandales cloutées ont connu bien trop de combats. De l'autre, Valeria, gladiatrice des Loups de Suburra, style La Muraille : un grand bouclier, une épée courte, une calotte de cuir et des sandales cloutées, tout de seconde main, tout ébréché et râpé, mais toujours debout.

Minute 1. Valeria s'élance, et son épée courte file sous le bord du bouclier. Elle atteint Aelia au torse, et le cuir du plastron craque. Les gradins grondent. Trois échanges secondaires, de la poussière et des cris, et déjà les jambes d'Aelia tremblent.

Minute 2. Aelia riposte, son glaive fend l'air. Valeria encaisse, pivote, et son épée frappe le bras d'Aelia. Coup critique : le sang jaillit, noircit la manche, et la foule se lève d'un bloc. Deux échanges secondaires encore, mais la blessure reste ouverte.

Minute 3. Aelia reprend son souffle, recule, puis avance encore. Valeria la repousse et touche de nouveau le torse. Un échange secondaire, rapide, et la foule hurle son nom.

Minute 4. Aelia s'obstine dans la même charge droit devant, sans rien changer. Valeria, elle, ne combat plus comme avant : elle s'abrite derrière le bouclier, attend, puis frappe. Son épée courte entre dans le torse d'Aelia dans un coup critique. Le sang gicle, la cuirasse s'ouvre, et Aelia tombe à genoux. Elle abandonne, le glaive à terre, et demande grâce.

Les esclaves de l'arène la relèvent et l'emportent hors du sable, vivante. Valeria remporte le défi. Les Loups de Suburra auront leur nuit de fête, et Aelia leçon de patience pour la suite.

Valeria bat Aelia — abandon, minute 4

défi Maximus (Les Lames de Lutèce) contre Hilda (La Maison de Calvus)

Maximus Hilda

Citoyens de Vallis Ferri ! Le défi est lancé : Maximus, des Lames de Lutèce, contre Hilda, de la Maison de Calvus, pour son tout premier combat. Maximus avance en vétéran, sans hâte. Son glaive est ébréché et râpé, comme sa panoplie du Coureur, une armure de seconde main qui a vu trop de sable. Hilda serre une lame tout aussi usée sous sa calotte de cuir que le soleil cuit à blanc. Elle tient le menton haut, mais ses sandales cloutées glissent dans la poussière.

Minute 1. Le premier choc claque sous les gradins. Maximus frappe le torse de Hilda, qui recule en trébuchant sur sa propre jambe. Une chaleur poisseuse monte des tribunes, et la poussière s'élève autour d'eux. Elle se redresse, la bouche ouverte, et ne laisse pas le temps à la foule de respirer : un tranchant frôle la calotte, un cri de dépit traverse les rangs.

Minute 2. Maximus revient sans un mot. Son glaive s'abat sur le torse de Hilda, et cette fois la touche est profonde. Le cuir craque, le sang jaillit sur le sable brûlant. Les gradins hurlent d'un seul souffle. Hilda lâche son arme, tombe à genoux et tend la paume ouverte vers le podium, suppliant qu'on l'épargne. Des esclaves de l'arène se précipitent et l'emportent, vivante, la tête encore lourde.

Maximus reste seul au centre du sable, glaive baissé, et les gradins scandent son nom jusqu'au soir.

Maximus bat Hilda — abandon, minute 2

défi Corvinus (Les Lames de Lutèce) contre Aquilina (Les Corbeaux de Nemus)

Corvinus Aquilina

Je suis Corvinus, des Lames de Lutèce, style Le Rempart. Mon glaive, ma calotte et mes sandales cloutées sont de seconde main, ébréchés et râpés. Face à moi, Aquilina, des Corbeaux de Nemus, combat dans le style L'Ourse, avec un glaive usé comme le mien.

Minute 1. Le soleil cogne nos crânes nus. Elle tourne, je tourne, et deux échanges sans conséquence font voler la poussière autour de nos chevilles.

Minute 2. Elle frappe haut, sans prévenir. Son glaive ébréché mord ma tempe. Le coup sonne dans mon crâne comme une cloche fêlée, et le sang chaud coule sur mon bras.

Minute 3. Je réponds au torse. Ma lame heurte son plastron, elle recule en serrant les dents : la touche est sérieuse.

Minute 4. Je quitte le Rempart et j'avance. Elle change aussi, plus bas, plus vite. Trois échanges, le fer racle, personne ne cède.

Minutes 5 à 6. Le sable est une fournaise. Nous tournons l'un autour de l'autre, poitrines haletantes, la gorge en feu.

Minute 7. Je frappe sa jambe. Elle plie, une longue trace rouge sur la cuisse, puis se redresse dans un cri sourd.

Minute 8. La peur me gagne. Je recule, je frappe n'importe comment. Elle change encore, et dans ce vide je trouve sa tête. Ma lame la frappe à la tempe, un coup très dur, et le sang coule sur sa joue. Elle laisse tomber son glaive et supplie qu'on la laisse vivre.

Corvinus l'emporte. Les esclaves de l'arène emmènent Aquilina, vivante, pendant que je reste debout, le souffle court.

Corvinus bat Aquilina — abandon, minute 8

Zopyros (Les Loups de Suburra) contre Petronius (Les Corbeaux de Nemus)

Zopyros Petronius

Dans la fournaise de midi, je serre mon glaive d'occasion, ébréché et râpé, face à Petronius des Corbeaux de Nemus. Moi, Zopyros, des Loups de Suburra, style Le Taureau, avec un seul combat derrière moi. Lui, style Le Rempart, grand bouclier et épée courte, cuir bouilli usé jusqu'à la corde. Sous la poussière, ma Panoplie du Coureur sent encore la sueur d'un autre.

Minutes 1 à 3. Feintes sèches, coups qui claquent contre le bouclier sans le percer. La poussière monte, la foule gronde, et mon souffle se fait rauque.

Minute 4. Je reprends la même charge, encore et encore, sans rien changer. Petronius reste collé à son bouclier, immobile comme un mur. Midi pèse sur nos épaules, et la sueur me brûle les yeux.

Minute 5. Je change enfin de manière et pivote hors de sa ligne. Petronius change aussi, et son épée courte jaillit sous le bord du bouclier. Elle me frappe au torse, une fois, puis encore. Le cuir de mon plastron gémit, et une chaleur gluante glisse sous mes côtes.

Minute 6. Nouvelle pointe au torse, plus profonde. Mes genoux plient un instant, et la place entière vacille autour de moi.

Minute 7. La dernière touche arrive au même endroit, là où le cuir est déjà ouvert. Le sang chaud roule sur mon ventre. Je jette mon glaive dans la poussière et j'implore la pitié des gradins.

Petronius est le vainqueur. Je vis, et c'est tout ce que je demande aujourd'hui.

Petronius bat Zopyros — abandon, minute 7

Pardus (Le Bouclier d'Airain) contre Kerberos (Les Corbeaux de Nemus)

Pardus Kerberos

Pardus, du Bouclier d'Airain, style Le Rempart, avance derrière un grand bouclier et une épée courte, ébréchés et râpés. Face à lui, Kerberos, des Corbeaux de Nemus, style Le Tourbillon, brandit un glaive d'occasion sous la Panoplie du Coureur.

Minutes 1 à 3. Le soleil de midi écrase les gradins, et les premiers coups claquent.

Minute 4. Pardus reste planté derrière son bouclier pendant que Kerberos tourne autour de lui. Les gradins sifflent.

Minute 5. Pardus quitte enfin son rempart, et son épée courte accroche le brassard de Kerberos, qui recule, haletant.

Minutes 6 à 7. La poussière monte, les poitrines se soulèvent, et la tribune retient son souffle.

Minute 8. Kerberos revient en tourbillon, glaive haut. Pardus avance sous son bouclier, et toute la tribune se dresse.

Minute 9. Ils plient, la sueur coule dans leurs yeux, et le sable crisse sous les sandales.

Minute 10. Retournement : Pardus prend l'ascendant. Son bouclier repousse Kerberos, et l'épée courte trouve enfin le plastron. Kerberos chancelle, mais reste debout.

Citoyens de Vallis Ferri ! La victoire revient à Pardus, aux points. Kerberos quitte le sable debout, sous les sifflets.

Pardus bat Kerberos — décision aux points, minute 10

Titus (Le Bouclier d'Airain) contre Hilarus (Les Corbeaux de Nemus)

Titus Hilarus

Sous la calotte de cuir, mon crâne bout déjà. Je suis Titus, du Bouclier d'Airain, style Le Vétéran, et mon glaive de seconde main porte encore les ébréchures de mes débuts. Face à moi, Hilarus des Corbeaux de Nemus, style Le Tourbillon, tourne sur le sable, ses brassards râpés luisant de sueur.

Minute 1. Mon premier coup frappe la tête. Hilarus chancelle, la vue brouillée, le souffle arraché, et il recule à l'aveugle pendant que la foule rugit d'un seul souffle.

Minute 2. Je frappe encore à la tête, sec et net. Un filet de sang coule sur sa tempe et tache le sable brûlant.

Minute 3. Je vise la tête une dernière fois, et le glaive l'arrête net dans un cliquetis. Hilarus tombe sur un genou, le sang gicle jusqu'à mon bras, puis il lâche son arme et réclame la grâce du public.

Le crieur annonce ma victoire. Je reste debout, le souffle court, tandis que les porteurs de l'arène soulèvent Hilarus, la tête lourde mais les yeux ouverts.

Titus bat Hilarus — abandon, minute 3

Fausta (Le Bouclier d'Airain) contre Penthesilea (La Maison de Calvus)

Fausta Penthesilea

Fausta, du Bouclier d'Airain, avance derrière son grand bouclier ébréché, la calotte de cuir collée au front. Son style, La Muraille, ne cède pas un pouce. Face à elle, Penthesilea, de La Maison de Calvus, en est à son premier combat, glaive d'occasion au poing.

Minute 1. Penthesilea frappe trop tôt, son glaive s'abat contre mon bouclier comme une porte mal fermée. Je recule, le sable brûle à travers mes semelles.

Minutes 2 à 3. Elle tourne autour de moi, se prend les pieds dans sa poussière et se redresse en jurant. J'attends.

Minute 4. Penthesilea change de manière de combattre, et moi aussi. Ma lame court atteint sa jambe ; le sang jaillit sur le sable, et les gradins rugissent.

Minutes 5 à 7. Le midi pèse sur nos épaules, la sueur me pique les yeux, mais elle tient.

Minute 8. Nous changeons de nouveau de manière de combattre. Penthesilea relève son glaive à deux mains, je plante mon bouclier devant moi.

Minutes 9 à 10. Elle chancelle, se rétablit, recule encore.

Le crieur proclame Fausta vainqueure aux points. Je baisse enfin mon bouclier, pendant que Penthesilea reprend son souffle.

Fausta bat Penthesilea — décision aux points, minute 10

Flamma (Le Bouclier d'Airain) contre Gannicus (Les Corbeaux de Nemus)

Flamma Gannicus

Accoudé à la barrière, je regarde Flamma du Bouclier d'Airain entrer dans l'arène, style Le Vétéran, un glaive ébréché à la main. En face, Gannicus des Corbeaux de Nemus, style Le Bourreau, porte une panoplie du Coureur, ébréchée de la tête aux pieds.

Minute 1. Les lames se cherchent dans la poussière.

Minute 2. Gannicus atteint Flamma au bras, et le sang noircit la manche de cuir. Gannicus prend l'ascendant, et les gradins se dressent en hurlant.

Minute 3. Flamma recule, le souffle lourd.

Minute 4. Chacun change de manière de combattre. Flamma frappe la jambe de Gannicus et prend l'ascendant.

Minute 5. Gannicus répond à la jambe de Flamma, et le cuir de la jambière se fend. Il reprend l'ascendant.

Minute 6. Flamma reprend l'ascendant, une lame ébréchée qui mord l'air.

Minute 7. Gannicus atteint Flamma au bras, et la douleur durcit son visage.

Minute 8. Ils changent encore de manière de combattre, dans un seul échange sec.

Minute 9. Ils s'observent, les lames basses, sous la fournaise.

Minute 10. Un dernier échange, et Flamma tient le centre du sable.

Aux points, la victoire revient à Flamma. Gannicus quitte le sable sur ses jambes, et je retourne à ma barrière, la gorge en feu.

Flamma bat Gannicus — décision aux points, minute 10

Faustus (La Maison de Calvus) contre Sigrun (La Lanterne de Vesta)

Faustus Sigrun

Le soleil de midi écrase Vallis Ferri, et le sable brûle à travers les semelles. Faustus, de La Maison de Calvus, entre dans l'arène, style Le Riposteur, pour son premier combat : un glaive ébréché à la main, une calotte de cuir de seconde main vissée sur le crâne. En face, Sigrun, de La Lanterne de Vesta, style La Riposteuse, débute elle aussi, son glaive râpé et ses sandales cloutées aux lanières rongées. Je crie leurs noms, et ma voix tremble un peu.

Minutes 1 à 3. Ils tournent l'un autour de l'autre, la poussière monte jusqu'aux chevilles. Faustus se prend les pieds dans sa propre ombre, et les gradins éclatent de rire. Un marchand de galettes, éclaboussé par un coup de pied maladroit, lève son panier comme un bouclier, et une galette s'envole vers les gradins.

Minute 4. Faustus change de manière de combattre, abandonne ses feintes et charge tête baissée. Sigrun en fait autant, la lame haute, le souffle court.

Minute 5. Sigrun frappe Faustus à la tête, un coup si dur que la calotte claque sous le choc. Il vacille, les genoux mous, et le public se lève d'un bloc.

Minute 6. Sigrun revient vite et vise la jambe. La lame ébréchée mord la chair, et le sang gicle sur le sable brûlant. Faustus lâche son glaive, lève la main et abandonne. Il est emporté vivant par les hommes de l'arène, et il reprendra ses esprits. Citoyens de Vallis Ferri, la victoire revient à Sigrun, de La Lanterne de Vesta !

Sigrun bat Faustus — abandon, minute 6

Antaeus (La Lanterne de Vesta) contre Carpophorus (La Maison de Calvus)

Antaeus Carpophorus

Depuis mon banc, je vois deux novices avancer vers le centre, pâles sous le soleil. Antaeus, de La Lanterne de Vesta, style Le Riposteur, serre un glaive ébréché et râpé, la calotte de cuir de seconde main lui glissant sur les yeux. Carpophorus, de La Maison de Calvus, style Le Rempart, se cache derrière un grand bouclier et une épée courte, usés eux aussi.

Minutes 1 à 3. Ils tournent l'un autour de l'autre, le fer grince sans mordre.

Minute 4. Antaeus frappe encore de la même façon, sans rien changer, et son glaive s'empêtre dans le bouclier. Carpophorus cesse de reculer et pousse en avant, la lame courte cherchant le flanc.

Minute 5. Antaeus change enfin de manière de combattre : il feinte bas, puis relève la lame, et les gradins lâchent un rire nerveux.

Minutes 6 à 7. Le sable se remplit de souffles hachés et de jurons étouffés sous les calottes.

Minute 8. Antaeus change encore de manière, avec des frappes larges et maladroites, et Carpophorus remonte son bouclier, la lame courte glissée sous le bord.

Minutes 9 à 10. La sueur coule dans tous les yeux. Personne ne tombe, et le dernier échange s'achève sous les cris.

Carpophorus, de La Maison de Calvus, emporte la décision aux points, tandis qu'Antaeus s'éloigne du centre, glaive pendant.

Carpophorus bat Antaeus — décision aux points, minute 10

Calidus (La Lanterne de Vesta) contre Tanaquil (Les Loups de Suburra)

Calidus Tanaquil

Depuis la barrière, je regarde Calidus entrer pour son premier combat, glaive ébréché à la main. Face à lui, Tanaquil, des Loups de Suburra, style L'Ourse, en panoplie du Coureur usée jusqu'à la corde.

Minute 1. Tanaquil frappe la jambe de Calidus, une touche très dure, et le jeune homme vacille. Un marchand de galettes lève son panier.

Minute 2. Le bras de Calidus encaisse une touche sérieuse, mais il tient son glaive.

Minute 3. Les échanges s'enchaînent, la poussière monte autour de leurs sandales, et le gamin trébuche sur un caillou sous les rires des gradins.

Minute 4. Calidus devient plus prudent, Tanaquil change aussi. Il touche son torse, puis sa tête, deux touches sérieuses qui la font reculer.

Minute 5. Une dernière frappe à la tête, la touche qui décide du combat : une ligne rouge coule sur la joue de Tanaquil, et son glaive glisse de ses doigts. Elle lève la main et demande grâce.

Citoyens de Vallis Ferri, la victoire revient à Calidus, de La Lanterne de Vesta ! Tanaquil quitte le sable vivante, emportée par les esclaves de l'arène. Je reste à la barrière, sans un mot.

Calidus bat Tanaquil — abandon, minute 5

Pompeia (Le Bouclier d'Airain) contre Tertia (La Lanterne de Vesta)

Pompeia Tertia

Ce samedi, c'est mon premier combat, sous un soleil de plomb. Je suis Tertia, de La Lanterne de Vesta, style La Riposteuse, glaive ébréché à la main. Face à moi, Pompeia, du Bouclier d'Airain, style L'Ourse, me jauge comme une vieille cuirasse jauge une recrue.

Minute 1. Pompeia frappe la première, au torse, et le choc me plie en deux. Je recule, les jambes molles, sous les rires des gradins.

Minute 2. Mon glaive trouve enfin la tête de Pompeia, une fois, puis encore. Le métal sonne contre sa calotte, et je manque de tomber sur mes propres sandales.

Minute 3. Je frappe son torse, et Pompeia recule d'un pas. Pour la première fois, c'est elle qui recule. Trois échanges rapides, la sueur me brûle les yeux.

Minute 4. Pompeia s'obstine dans la même attaque. Je feinte bas, je pivote, et ma lame s'abat sur sa tête de toute ma force. Le sang jaillit sur le sable brûlant. Pompeia rend son glaive et implore la grâce.

Pompeia repart vivante, emportée par les esclaves de l'arène, la tête bourdonnante. La victoire est à Tertia, de La Lanterne de Vesta, et mes jambes tremblent encore.

Tertia bat Pompeia — abandon, minute 4

Varius (La Maison de Calvus) contre Durio (Les Loups de Suburra)

Varius Durio

Je suis Varius, de La Maison de Calvus, style Le Rempart, et ce samedi est mon premier combat. Mon glaive, ma calotte et mes sandales sont de seconde main, ébréchés et râpés. Face à moi, Durio, des Loups de Suburra, style Le Taureau, avance couvert de cuir bouilli.

Minute 1. Durio fonce et sa lame frappe ma tête avec un bruit de cloche fêlée. Le ciel blanc de midi tourne au-dessus de moi, et je tiens debout par pure obstination.

Minutes 2 à 3. Nous tournons dans le sable brûlant. Mon souffle siffle, la sueur me brûle les yeux, et les gradins rient quand je trébuche sur une lanière arrachée.

Minute 4. Je change de manière et je pare plus bas, en reculant. Durio s'obstine dans son coup, sans s'adapter. Sa lame frappe ma tête une seconde fois, la calotte se fend et le sang s'enfonce dans le sable. Je tombe sur un genou, je lâche mon glaive et je supplie qu'on arrête ce combat.

Durio garde la lame haute au centre du sable. Les porteurs de l'arène m'emportent, la tête lourde, et je ne vois plus que le ciel blanc.

Durio bat Varius — abandon, minute 4

Les faits marquants

Les défis

À l'entraînement

Les rumeurs de Vallis Ferri

Un astrologue de passage annonce une semaine sanglante. Il annonce la même chose chaque semaine, et chaque semaine, quelqu'un le croit.

Le marchand de figues de la porte nord affirme connaître le futur Champion de l'arène. Il refuse de dire son nom, mais accepte les pièces.

Classements

Champion de l'arène : Tiberon (Les Lames de Lutèce), 9 points de gloire sur les 10 dernières semaines.

Les écuries

Le courrier des écuries

Le Bouclier d'Airain

Nos gladiateurs ne font pas le spectacle. Ils font les comptes, et les comptes sont bons.

Les Corbeaux de Nemus

Les soigneurs de La Lanterne de Vesta nous remercient : nous leur donnons beaucoup de travail.