MorituriArène de Vallis Ferri

La Gazette de Vallis Ferri

La gazette du tour 2 paraîtra le mardi 27 octobre à 20 h 00. En attendant, voici la précédente.

Le courrier du tour 3 est ouvert : lire les messages des écuries avant les combats (7 pour l'instant).

Tour 1 · lundi 26 octobre

Les combats

défi Pardus (Le Bouclier d'Airain) contre Aquilina (Les Corbeaux de Nemus)

Pardus Aquilina

Je m'appuie à la barrière, moi qui ai vu trois générations de gladiateurs user leurs genoux dans ce sable. Pardus, du Bouclier d'Airain, avance derrière son Rempart, un glaive de seconde main ébréché et râpé, une calotte de cuir qui a déjà servi à trois hommes. Face à lui, Aquilina, des Corbeaux de Nemus, combat en Ourse : elle baisse la tête et guette. Son glaive est aussi usé, ses sandales cloutées aussi fatiguées. Deux débutants, et tout le public le sait.

Minute 1. Aquilina se jette en avant, trop vite. Pardus encaisse, puis frappe la tête : un coup critique, sec, et le sang jaillit jusqu'à la première rangée. Un marchand de galettes, éclaboussé, lève son panier comme un bouclier.

Minutes 2 à 3. Ils tournent, se jaugent, la poussière monte en nuages. Un chien maigre traverse l'arène sous les rires, flaire le sang et repart déçu.

Minute 4. Pardus quitte son appui, Aquilina change de manière de combattre. Pardus la touche à la tête, une touche sérieuse. Elle chancelle, reprend son souffle, le visage barbouillé de sable et de sang.

Minutes 5 à 7. Ils s'épuisent doucement sous le soleil. Le crieur appelle Pardus « Pardis » ; personne n'ose le corriger.

Minute 8. Pardus revient à son Rempart, Aquilina se fait plus prudente. Les casques brûlent, la sueur coule sur les lames.

Minute 9. Aquilina frappe la jambe de Pardus, une touche sérieuse. Il vacille, et la foule se lève d'un bloc. Il tient debout.

Minute 10. Dans un dernier échange, ils se repoussent, et le signal de fin retentit. Les juges accordent la victoire à Pardus, aux points. Aquilina baisse son glaive, haletante, et salue les gradins. Citoyens de Vallis Ferri ! Pardus l'emporte.

Pardus bat Aquilina — décision aux points, minute 10

défi Durio (Les Loups de Suburra) contre Cornelia (Les Renards du Port)

Durio Cornelia

Citoyens de Vallis Ferri ! Ce samedi, le sable a reçu deux recrues qui n'ont jamais versé le sang devant vous. D'un côté, Durio, des Loups de Suburra, qui avance en Taureau, un glaive de seconde main ébréché et râpé, une calotte de cuir qui a déjà connu trois vies. De l'autre, Cornelia, des Renards du Port, Riposteuse dans l'âme, armée d'un glaive tout aussi usé et de sandales cloutées qui grincent sur les pavés.

Minute 1. Durio charge, poitrine en avant, et la poussière monte autour de ses jambes. Cornelia ne recule pas. Elle attend, lame basse, puis pivote en contre et frappe la tempe. Le coup sonne comme une cloche de bronze. Une goutte de sang éclabousse le sable brûlant, Durio chancelle et secoue la tête. Quatre échanges secondaires suivent, lames qui ricochent sur les boucliers, sueur qui brûle les yeux.

Minute 2. Durio relève sa garde en grognant et cherche encore la charge. Cornelia l'attend. Elle esquive le coup d'épaule, revient en riposte et touche la tête une seconde fois, plus dure encore. Le sang jaillit en éventail, et Durio tombe à genoux dans la poussière. Un échange encore, tout bref, puis il lâche son glaive, lève la main et demande grâce. Les esclaves de l'arène l'emportent sur des civières de fortune. Il est vivant, il repartira.

Citoyens de Vallis Ferri, saluez la victoire de Cornelia, des Renards du Port, qui signe ce matin sa première couronne de sable !

Cornelia bat Durio — abandon, minute 2

défi Agrippa (Les Vipères d'Ostie) contre Tanaquil (Les Loups de Suburra)

Agrippa Tanaquil

Je suis Agrippa, des Vipères d'Ostie, et ce combat est mon premier. Riposteur de style, je tiens un glaive ébréché, une calotte de cuir râpée et des sandales cloutées de seconde main. Face à moi, Tanaquil, gladiatrice des Loups de Suburra, du style L'Ourse, porte un glaive tout aussi usé et un plastron de cuir bouilli.

Minutes 1 à 3. Le sable brûle à travers mes sandales. Nous tournons, nos lames raclent dans un cri de métal, et les gradins rugissent.

Minute 4. Je reste sur ma manière, riposte après riposte, sans céder un pouce. Tanaquil cesse de reculer, baisse l'épaule et avance d'un pas lourd. Je tourne en rond.

Minute 5. Je tente une feinte basse, ma sandale glisse et je plie un genou. Sa lame frappe mon torse. Une douleur nette me coupe le souffle.

Minutes 6 à 7. Le soleil cogne nos crânes nus, la poussière colle à nos lèvres, et les gradins scandent tantôt son nom, tantôt le mien.

Minute 8. Je frappe court, sans plus reculer. Tanaquil devient plus féroce, presque sauvage, et nos lames se bloquent à quelques doigts de mon visage.

Minute 9. Mon bras tremble. La sueur coule dans les yeux de Tanaquil, qui cligne sans cesse. Aucun de nous ne cède.

Minute 10. Dans un dernier élan, je frappe son torse. La lame ébréchée mord le cuir, et une traînée rouge jaillit sur le sable.

Le crieur proclame la victoire aux points : Agrippa l'emporte. Tanaquil quitte le sable la tête haute, et moi, pour la première fois, je respire.

Agrippa bat Tanaquil — décision aux points, minute 10

défi Nyx (Les Lames de Lutèce) contre Hilarus (Les Corbeaux de Nemus)

Nyx Hilarus

Le sable brûle sous mes sandales cloutées, et la poussière me colle à la gorge. Je suis Nyx, des Lames de Lutèce, et ce combat est mon premier. Face à moi, Hilarus, des Corbeaux de Nemus, serre son glaive à deux mains comme une rame. Mon arme est ébréchée et râpée, mais je la trouve belle : elle a survécu à des hommes plus braves que moi. Ma calotte de cuir sent la sueur d'un autre, et mon plastron craque à chaque inspiration. Hilarus porte la même panoplie usée, et il tremble autant que moi.

Minute 1. Hilarus fond sur moi en tournoyant, et son glaive trouve mon torse. Le cuir bouilli cède, la douleur me coupe le souffle, et une chaleur poisseuse glisse sous mon plastron. Dans les gradins, quelqu'un rit, puis se tait.

Minute 2. Nous tournons l'un autour de l'autre, les pieds enfoncés dans le sable. Je cherche mon souffle, lui cherche le sien. Aucun de nous n'ose frapper.

Minute 3. Il revient plus vite que je ne l'imaginais. Sa lame frappe encore mon torse, et je sens le cuir se fendre. Je plie un genou, la foule hurle, et le sable se teinte de rouge sous moi.

Minute 4. Je cesse de parer et je cours. Hilarus, lui, ne reste jamais en place : il tourbillonne sans fin, sa sandale glisse dans une flaque, il se rattrape de justesse. Deux échanges maladroits, sans gloire, sous le soleil qui écrase tout.

Minute 5. Sa lame s'abat une troisième fois sur mon torse, et mes jambes flanchent. Puis elle fauche ma cuisse, et je tombe lourdement dans la poussière. Je tente de relever mon glaive, il pèse trop. Je lève la main et je demande grâce. Le crieur annonce la fin, et les esclaves de l'arène me tirent hors du sable, vivante, le souffle en lambeaux.

Hilarus gagne ce premier combat, et je repars de Vallis Ferri avec la honte et la vie sauve.

Hilarus bat Nyx — abandon, minute 5

défi Aelia (Les Lames de Lutèce) contre Fausta (Le Bouclier d'Airain)

Aelia Fausta

Dans le soleil de midi, deux recrues se font face, les genoux tremblants. Aelia, des Lames de Lutèce, est bretteuse, son glaive de seconde main ébréché et râpé. Fausta, du Bouclier d'Airain, se cache derrière un grand bouclier qui lui mange presque tout le corps.

Minutes 1 à 3. Les premiers coups s'échangent sans conviction. Une semelle dérape, et quelqu'un, dans les gradins, éternue bruyamment.

Minute 4. Aelia tourne autour de la Muraille, lame basse, tandis que Fausta change aussi de manière et se fige derrière son bouclier comme une porte close.

Minute 5. Le retournement arrive comme un orage : Fausta jaillit de sa cachette et frappe enfin. Aelia recule, le glaive soudain trop lourd. La foule se lève d'un bond.

Minutes 6 à 7. Le soleil cogne, la sueur pique les yeux, et les deux gladiatrices soufflent comme des soufflets usés.

Minute 8. Aelia change encore et revient à sa bretteuse, petits gestes précis. Fausta, obstinée, pousse son bouclier sans rien changer, et le glaive frôle l'airain.

Minute 9. Fausta change enfin : elle baisse le bouclier et lance son épée courte vers les jambes de sa rivale. Aelia saute de côté, le souffle court.

Minute 10. Aelia panique. Elle recule, frappe au hasard, le glaive fendant l'air. Trois fois la Muraille l'accueille ; trois fois elle recule encore, et le public hurle son nom.

Je lève le bras : la victoire est accordée aux points à Fausta, du Bouclier d'Airain. Aelia quitte le sable boiteuse et furieuse, et je garde en tête le son du métal.

Fausta bat Aelia — décision aux points, minute 10

Tiberon (Les Lames de Lutèce) contre Flamma (Le Bouclier d'Airain)

Tiberon Flamma

Je suis Tiberon, des Lames de Lutèce, et je combats dans le style du Taureau. Mon glaive est de seconde main, ébréché et râpé ; ma calotte, mon plastron bouilli et mes sandales cloutées ont connu d'autres sables. Face à moi, Flamma, du Bouclier d'Airain, débute lui aussi, et son glaive tremble.

Minute 1. Le crieur lève la main et la poussière retombe. Je frappe Flamma au torse, un coup qui fait trembler mon bras jusqu'à l'épaule. Il recule en titubant, et les rires des gradins couvrent le bruit du métal.

Minute 2. Nous tournons l'un autour de l'autre, le souffle court. Ses pieds dérapent sur le sable ; je frappe à vide, et la sueur me brûle les yeux.

Minute 3. Il lève son glaive à deux mains, maladroit. J'entre dans sa garde et frappe son torse de toute ma force. Le plastron s'ouvre, le sang gicle sur mes mains. Flamma lâche son arme et demande grâce. Le crieur proclame ma victoire, la foule rugit, et Tiberon sort vainqueur de ce premier combat, la poitrine en feu et le métal encore vibrant dans la main.

Tiberon bat Flamma — abandon, minute 3

Septimia (Les Taureaux de Campanie) contre Petronius (Les Corbeaux de Nemus)

Septimia Petronius

Du haut des gradins, nous voyons entrer Septimia, des Taureaux de Campanie, gladiatrice du style La Tornade, pour son premier combat. Son glaive de seconde main est ébréché et râpé, ses brassards de cuir aussi. Face à elle, Petronius, des Corbeaux de Nemus, gladiateur du style Le Rempart, débute lui aussi.

Minute 1. Septimia s'élance trop vite, et Petronius lève son bouclier comme un mur. Le choc résonne jusqu'au premier rang. Puis son épée courte frappe le torse de la jeune femme, une fois, puis encore. La poussière monte, et le souffle de Septimia s'échappe en sifflement.

Minute 2. Le cuir du plastron de Septimia craque. Elle chancelle, les genoux tremblants, et Petronius la touche encore au torse. Un rire nerveux traverse les gradins, vite étouffé par la foule qui retient son souffle.

Minute 3. Le sable est une fournaise et chaque inspiration brûle. Petronius frappe une dernière fois au torse, d'une touche franche ; le sang perle sur le cuir. Septimia laisse tomber son glaive et demande grâce.

La victoire revient à Petronius, debout et vivant, sous les cris de la foule.

Petronius bat Septimia — abandon, minute 3

Gannicus (Les Corbeaux de Nemus) contre Placida (Les Vipères d'Ostie)

Gannicus Placida

Je guette depuis la barrière. Gannicus, des Corbeaux de Nemus, entre pour son premier combat, un glaive ébréché à la main et une calotte de cuir qui craque. Face à lui, Placida, des Vipères d'Ostie, débute aussi, sa cotte d'écailles usée et ses sandales cloutées crissant sur le sable.

Minute 1. Ils tournent l'un autour de l'autre. Gannicus trébuche sur un caillou, se rattrape de justesse, et la foule éclate de rire.

Minute 2. Le métal sonne, et la sueur coule dans la poussière. Placida lève son glaive, le baisse, hésite.

Minute 3. Placida frappe Gannicus à la jambe, une fois, puis encore. Il recule en boitant, le souffle court.

Minute 4. Gannicus change de posture, Placida aussi. Elle frappe encore la jambe de son adversaire, qui chancelle.

Minute 5. Gannicus se fait plus prudent, mais il frappe Placida à la tête, un coup très dur qui la fait vaciller. Elle riposte d'un revers : sa lame atteint la jambe de Gannicus, et le sang gicle sur le sable brûlant. Il tombe sur un genou et lève la main. Citoyens de Vallis Ferri, il demande grâce ! Il quitte l'arène vivant. Placida emporte ce premier combat, la lame haute, le souffle court.

Placida bat Gannicus — abandon, minute 5

Corvinus (Les Lames de Lutèce) contre Kerberos (Les Corbeaux de Nemus)

Corvinus Kerberos

Sous le soleil de Vallis Ferri, Corvinus, pour son premier combat, des Lames de Lutèce, avance sous le style du Rempart, un glaive ébréché à la main. En face, Kerberos, des Corbeaux de Nemus, tourne dans le style du Tourbillon, lui aussi pour son tout premier combat.

Minutes 1 à 3. Les recrues se jaugent, trébuchent, et les gradins rient doucement.

Minute 4. Corvinus s'obstine dans la même manière de frapper, pendant que Kerberos cherche une autre danse.

Minute 5. Corvinus se décide à changer, mais son glaive hésite, et le métal sonne contre la barrière.

Minute 6. Ils tournent l'un autour de l'autre, le souffle court.

Minute 7. Le glaive de Corvinus atteint Kerberos au torse. Le cuir craque, Kerberos recule, la main plaquée sur la poitrine.

Minute 8. Les deux recrues changent de danse à la fois, et la foule se penche au bord des gradins.

Minute 9. Kerberos frappe Corvinus à la tête. La calotte de cuir vole, le sable tourne sous ses pieds, et Kerberos prend l'ascendant.

Minute 10. Kerberos frappe encore Corvinus à la tête, qui riposte en touchant Kerberos au torse. Les deux hommes plient, debout, les lames tremblantes.

Corvinus quitte le sable sur ses jambes. La victoire revient à Kerberos, aux points.

Kerberos bat Corvinus — décision aux points, minute 10

Zopyros (Les Loups de Suburra) contre Cassius (Les Taureaux de Campanie)

Zopyros Cassius

Mes brassards de cuir sont usés jusqu'à la corde, et mon glaive porte les marques d'une lame ébréchée. Je suis Zopyros, des Loups de Suburra, style du Taureau, et ce sable est mon premier. Face à moi, Cassius, des Taureaux de Campanie, serre un glaive râpé, la calotte de cuir de travers.

Minute 1. Nous tournons l'un autour de l'autre, et mes sandales cloutées glissent sur le sable.

Minute 2. Je frappe bas, et mon glaive mord la jambe de Cassius. Il pousse un cri rauque, et la foule hurle.

Minute 3. Nouvelle entaille à la jambe, puis ma lame glisse sur son bras nu. Mon souffle siffle.

Minute 4. Cassius change de manière, il frappe de travers, et sa lame me cueille à la tête. Je m'obstine dans mon coup.

Minute 5. Même coup, même jambe : Cassius boite.

Minute 6. Je frappe la même jambe. Cette fois elle plie, le sang gicle sur le sable, et Cassius tombe à genoux, lâche son glaive et demande grâce.

Cassius repart vivant, emporté par les esclaves de l'arène. La victoire est à moi, Zopyros.

Zopyros bat Cassius — abandon, minute 6

Iovinus (Les Renards du Port) contre Hermes (Les Taureaux de Campanie)

Iovinus Hermes

Le sable brûle et la poussière me pique la gorge. Deux recrues entrent dans l'arène. Iovinus, des Renards du Port, sous le style Le Riposteur, serre un glaive ébréché. Face à lui, Hermes, des Taureaux de Campanie, sous le style Le Taureau.

Minute 1. Les recrues tournent, les pieds glissent, le métal racle.

Minute 2. Le glaive ébréché d'Iovinus entaille le bras d'Hermes, une touche sérieuse ; Hermes recule en criant.

Minute 3. Les casques brûlent au soleil, les souffles sont courts.

Minute 4. Iovinus et Hermes changent de posture, leurs pas maladroits crissent sur le sable.

Minute 5. Nouvelle touche sérieuse sur le même bras d'Hermes, qui grimace.

Minute 6. Un instant de répit, la sueur dans les yeux.

Minute 7. Hermes frappe la tête d'Iovinus, touche très dure ; la calotte craque et Iovinus chancelle.

Minute 8. Hermes panique, recule et frappe n'importe comment. Citoyens de Vallis Ferri, voyez ce spectacle !

Minute 9. Ils s'observent, glaive levé, poitrine haletante.

Minute 10. Iovinus frappe, et la touche décide : le glaive s'enfonce dans le bras d'Hermes, le sang gicle sur le sable. Hermes tombe à genoux et demande grâce.

Iovinus l'emporte, et Hermes, vivant, quitte l'arène.

Iovinus bat Hermes — abandon, minute 10

Quintus (Les Renards du Port) contre Eburos (Les Loups de Suburra)

Quintus Eburos

Je suis Quintus, des Renards du Port, pour mon premier combat. Face à moi, Eburos, des Loups de Suburra, tourbillonne dans le style du Tourbillon. Mon glaive ébréché pèse une éternité, et le sable brûlant traverse mes sandales râpées.

Minute 1. Nous tournons l'un autour de l'autre, la gorge sèche. Deux échanges sans gloire, et le soleil cogne déjà nos nuques.

Minute 2. Je pousse ma lame vers son torse, et une marque rouge s'y dessine. Son glaive me fauche le bras en retour, et je serre les dents.

Minute 3. Nouvelle touche au torse d'Eburos. Il titube, et les gradins rugissent.

Minute 4. Je change de garde, il tourbillonne autrement, et notre souffle n'est plus qu'un sifflement. Mon glaive atteint encore son torse.

Minute 5. Eburos panique : il frappe à l'aveugle, sans viser. Je frappe son torse une dernière fois, et le sang jaillit sur le sable. Il tombe à genoux et demande grâce.

Je baisse mon glaive : Quintus l'emporte, et Eburos quitte le sable vivant, la tête basse.

Quintus bat Eburos — abandon, minute 5

Lucilla (Les Vipères d'Ostie) contre Bato (Les Renards du Port)

Lucilla Bato

Lucilla, gladiatrice des Vipères d'Ostie, avance dans le style de L'Ourse, un glaive ébréché à la main. Face à elle, Bato, des Renards du Port, dans le style du Bretteur, serre une spatha râpée sous sa cotte d'écailles. Pour tous deux, c'est le premier combat.

Minutes 1 à 3. La poussière monte des sandales cloutées et colle à la gorge. Lucilla tourne, le glaive haut, tandis que Bato recule à chaque pas. Un rire part des premiers rangs.

Minute 4. Lucilla change de manière, plonge bas et frappe sur les flancs. Bato, entêté, refait les mêmes moulinets vers l'endroit où elle était. Les gradins grondent de rire et d'inquiétude.

Minute 5. Bato s'élance enfin, la spatha fend l'air et frappe le torse de Lucilla. Le cuir se fend, le sang gicle sur le sable brûlant. Un second coup au même endroit la fait chanceler : elle lève la main et demande grâce. Nous nous levons d'un bloc, le souffle coupé.

Lucilla quitte le sable vivante, appuyée sur ses armes. Bato, des Renards du Port, sort vainqueur de ce premier combat.

Bato bat Lucilla — abandon, minute 5

Maximus (Les Lames de Lutèce) contre Lucius (Les Vipères d'Ostie)

Maximus Lucius

Accoudé à la barrière depuis trente ans, j'ai vu des premiers combats finir en larmes. Maximus, des Lames de Lutèce, avance dans le style du Vétéran. Face à lui, Lucius, des Vipères d'Ostie, suit le style du Bretteur.

Minute 1. Lucius frappe le premier et atteint Maximus à la tête. Le métal sonne contre la calotte, et Maximus recule en titubant.

Minute 2. Lucius revient et touche Maximus au torse. Le plastron craque, et le souffle de Maximus s'arrache dans un cri rauque.

Minute 3. Ils s'observent, poitrines haletantes, sous un soleil qui cogne sur les casques.

Minute 4. Maximus abandonne son garde de vétéran pour une attaque hasardeuse, et Lucius change lui aussi de manière de combattre.

Minute 5. Trois échanges rapides, lames qui s'entrechoquent, souffles courts.

Minute 6. Maximus touche enfin Lucius au torse. Lucius chancelle, une main sur les côtes.

Minute 7. Lucius porte une touche très dure à la tête de Maximus. La calotte se fend, le sang gicle sur le sable, et Maximus tombe à genoux, la main levée : il demande grâce.

La victoire est à Lucius, et Maximus quitte l'arène sur ses jambes, vivant, la tête basse.

Lucius bat Maximus — abandon, minute 7

Titus (Le Bouclier d'Airain) contre Pactius (Les Vipères d'Ostie)

Titus Pactius

Mon glaive est ébréché, ma calotte de cuir usée jusqu'à la corde. Je suis Titus, du Bouclier d'Airain, style du Vétéran, pour mon premier combat. Face à moi, Pactius, des Vipères d'Ostie, bretteur à la spatha râpée.

Minute 1. Pactius se jette en avant, trop vite, et ma lame lui entaille la jambe.

Minutes 2 à 3. Le soleil cogne, la poussière me pique la gorge.

Minute 4. Je change de manière, plus bas. Pactius, obstiné, frappe toujours haut ; sa spatha glisse et me fend la jambe. Le sang coule jusqu'à mes sandales, les gradins se lèvent, et Pactius prend l'ascendant.

Minute 5. Il change à son tour, plus souple. Je recule, le métal vibre à chaque parade.

Minutes 6 à 7. Nous tournons en cercle, les lames se cherchent.

Minute 8. Je reprends mon style. Pactius répète son coup haut, et je le vois venir.

Minute 9. Il change encore, trop tard : je frappe sous son bouclier et le repousse contre la barrière. Je prends l'ascendant.

Minute 10. Nous nous observons, haletants. Personne ne tombe.

Aux points, la victoire est à Titus, et Pactius quitte le sable sur ses jambes, vivant.

Titus bat Pactius — décision aux points, minute 10

Pompeia (Le Bouclier d'Airain) contre Valens (Les Renards du Port)

Pompeia Valens

Je suis Pompeia, du Bouclier d'Airain, dans le style de L'Ourse, pour mon premier combat. Mon glaive est ébréché, ma calotte de cuir râpée, mes sandales cloutées de seconde main.

Minute 1. Valens, des Renards du Port, avance face à moi. Nous nous observons, la poussière collée à la gorge.

Minutes 2 à 3. Les lames s'effleurent et se repoussent, le métal sonne sous le soleil de midi.

Minute 4. Je change de garde, plus basse. Valens change aussi, et sa lame trouve mon bras. Une brûlure profonde, la chaleur du sang sur ma peau.

Minute 5. Nous tournons l'un autour de l'autre, les sandales glissant dans le sable brûlant.

Minute 6. Je frappe sa jambe ; il riposte au bras ; je frappe encore sa jambe. Nous boitons déjà tous les deux.

Minute 7. Il lève son glaive, je tente de parer, mais mon bras cède. La lame s'abat avec un cri de métal, et le sang gicle sur le sable. Je jette mon arme et lève la main vers le crieur : je demande grâce.

Valens triomphe, et moi, Pompeia, je quitte l'arène vivante, le bras en feu.

Valens bat Pompeia — abandon, minute 7

Valeria (Les Loups de Suburra) contre Servius (Les Taureaux de Campanie)

Valeria Servius

Nous voyons Valeria, des Loups de Suburra, avancer dans le style La Muraille, grand bouclier au bras et épée courte ébréchée. Face à elle, Servius, des Taureaux de Campanie, style Le Bourreau, tient un glaive usé, sous une calotte de cuir râpée.

Minute 1. Maladresses : Valeria oublie son bouclier à gauche, Servius vacille sur ses sandales. Les gradins ricanent.

Minutes 2 à 3. Ils tournent en cercle, la poussière collée à la gorge, sans oser frapper.

Minute 4. Valeria change de manière de combattre, Servius en fait autant.

Minute 5. Valeria atteint Servius à la jambe. La cuisse s'empourpre, la foule grince des dents.

Minute 6. Servius frappe Valeria à la tête, un coup très dur. Sa calotte part de travers, la foule se lève d'un bond, et Servius prend l'ascendant.

Minute 7. Servius pousse, Valeria recule pas à pas.

Minute 8. Valeria change de manière de combattre, puis panique : elle recule, frappe n'importe comment. Servius change aussi.

Minute 9. Deux échanges, le bouclier de Valeria tremble.

Minute 10. Valeria panique encore et frappe à l'aveugle ; deux derniers échanges.

Le crieur proclame Servius vainqueur aux points, et Valeria quitte l'arène debout, vivante, le souffle en lambeaux.

Servius bat Valeria — décision aux points, minute 10

Les faits marquants

Les défis

À l'entraînement

Au repos

Les rumeurs de Vallis Ferri

Un astrologue de passage annonce une semaine sanglante. Il annonce la même chose chaque semaine, et chaque semaine, quelqu'un le croit.

Le marchand de figues de la porte nord affirme connaître le futur Champion de l'arène. Il refuse de dire son nom, mais accepte les pièces.

Classements

Champion de l'arène : Agrippa (Les Vipères d'Ostie), 5 points de gloire sur les 10 dernières semaines.

Les écuries